Une migration ratée coûte plus cher que l'hébergement pendant plusieurs années. La bonne nouvelle : les causes d'échec sont connues et peu nombreuses.
Choisir un hébergement : les trois seuls critères qui comptent
- Le temps de réponse serveur sous charge réelle, pas à vide. Au-delà de 600 millisecondes, aucune optimisation de page ne vous sauvera.
- La localisation des données, pour le RGPD et pour la latence de vos visiteurs.
- Le support : qui répond, en combien de temps, et en quelle langue. Un incident un samedi vous dira ce que vous avez acheté.
Le prix arrive après. L'écart mensuel entre un hébergement correct et un hébergement bas de gamme est dérisoire comparé au coût d'une journée d'indisponibilité.
La migration : l'ordre qui évite les dégâts
- Inventaire complet des URL existantes, avant de toucher à quoi que ce soit.
- Plan de redirection en 301, une par une, pas une redirection globale vers l'accueil.
- Copie du site sur le nouvel hébergement, testée sur une adresse temporaire.
- Abaissement de la durée de vie DNS 48 heures avant le basculement.
- Bascule, puis vérification des certificats et des emails dans l'heure.
- Contrôle des redirections et de l'indexation pendant les deux semaines suivantes.
Ce qui casse le plus souvent
Les redirections globales. Rediriger toutes les anciennes URL vers la page d'accueil détruit le référencement acquis. Chaque page doit pointer vers son équivalent.
Les emails oubliés. Le domaine porte souvent la messagerie. Changer les enregistrements DNS sans reprendre MX, SPF, DKIM et DMARC coupe le courrier de toute l'entreprise, et personne ne s'en aperçoit avant plusieurs heures.
Le certificat. Un site en HTTPS qui bascule sans certificat valide affiche un avertissement de sécurité, ce qui est pire qu'une page lente.
Après la bascule
Surveillez la couverture d'indexation, les erreurs 404 et le temps de réponse pendant un mois. Une baisse de trafic la première semaine est normale ; une baisse qui persiste au-delà de trois semaines signale un problème de redirection.
Questions fréquentes
Peut-on migrer sans coupure ?
Presque. Avec un abaissement de la durée de vie DNS et une copie prête à l'avance, l'interruption se compte en minutes et non en heures.
Faut-il prévenir Google ?
Si le domaine change, oui, via l'outil de changement d'adresse. Si seul l'hébergement change, non : les redirections suffisent.




